La pause appartient à la séance

Une série se termine et vous regardez l’heure : attendre serait-il du temps perdu ? Mieux vaut se demander ce que vous souhaitez reproduire ensuite : l’exercice, la charge, les répétitions prévues et la qualité du mouvement. Le repos prend son sens avec ces choix, plutôt que comme une épreuve de volonté.

Ce qu’a observé une revue

Une revue systématique publiée en 2024 dans Frontiers in Sports and Active Living a réuni neuf études sur les intervalles de repos et la croissance musculaire chez des adultes en bonne santé. Les estimations suggéraient un léger avantage possible aux pauses supérieures à 60 secondes. Une croissance était toutefois observée avec plusieurs durées, avec une incertitude importante. L’analyse n’a pas détecté de bénéfice supplémentaire clair au-delà de 90 secondes. Cela ne fait pas de cette durée un idéal ni un plafond pour chaque exercice.

Ne pas oublier les limites

La majorité des participants étaient jeunes et non entraînés, et les interventions duraient cinq à dix semaines. Ces résultats ne règlent donc pas les besoins de chaque pratiquant expérimenté ou groupe musculaire. Les recommandations ACSM de 2026 soulignent, de leur côté, la régularité et l’adaptation du programme aux objectifs individuels. Elles ne transforment pas cette revue particulière en emploi du temps obligatoire.

Rendre la pause comparable

Dans un carnet, notez exercice, charge, répétitions et repos approximatif, ainsi que votre ressenti. Si les répétitions chutent fortement ou que le mouvement devient précipité, examinez avec votre entraîneur l’ensemble de la prescription, pause comprise. Modifiez une variable à la fois pour comparer les séances. Le chronomètre aide à rester cohérent ; il ne détermine pas si un programme vous convient. Cherchez une séance reproductible au service de votre objectif.